Lexique

A

Aléa
phénomène naturel d’occurrence et d’intensité données. La détermination de l’aléa combine différents paramètres : les hauteurs de submersion – les vitesses d’écoulement – les durées de submersion.
Aquifère
une ou plusieurs couches souterraines de roche d’une porosité et perméabilité suffisantes pour permettre soit un courant significatif d’eau souterraine soit le captage de quantités importantes d’eau souterraine

B

Bassin versant
Toute zone dans laquelle toutes les eaux de ruissellement convergent à travers un réseau de rivières, fleuves et éventuellement de lacs vers la mer, dans laquelle elle se déversent par une seule embouchure, estuaire ou delta.

C

Champ captant
zone englobant un ensemble d’ouvrages de captages prélevant l’eau souterraine d’une même nappe
Cours d’eau non domanial
Cours d’eau qui n’est pas classé comme appartenant au domaine public. Les propriétaires riverains, propriétaires de la moitié du lit, doivent en assurer l’entretien régulier.
Curage
travaux d'entretien ayant pour objectif l’enlèvement des sédiments accumulés dans le lit des cours d’eau

D

DCO (Demande Chimique en Oxygène)
c’est la quantité d’oxygène consommée, en mg/L, par les matières oxydables contenues dans un effluent. C’est un indicateur de la présence de polluants (comme les composés organiques) dans les eaux résiduaires
Déclaration d'Utilité Publique (D.U.P.)
Acte administratif reconnaissant le caractère d'utilité publique à une opération projetée par une personne publique ou pour son compte, après avoir recueilli l'avis de la population à l'issue d'une enquête d'utilité publique. Cet acte est en particulier la condition préalable à une expropriation (pour cause d'utilité publique) qui serait rendue nécessaire pour la poursuite de l'opération
Dévalaison / montaison
Action de descendre (dévalaison) ou de remonter (montaison) un cours d'eau pour un poisson migrateur afin de rejoindre son lieu de reproduction ou de développement
Déversoir d’orage
ce sont des ouvrages qui permettent le rejet direct d’une partie des effluents au milieu naturel lorsque le débit à l’amont dépasse une certaine valeur. Les déversoirs d’orage sont généralement installés sur les réseaux unitaires dans le but de limiter les apports au réseau aval et en particulier dans la station d’épuration en cas de pluie.
District hydrographique
(exemple : le bassin du delta de l’Aa s’inscrit dans celui de l’Escaut) : Zone terrestre et maritime, composée d’un ou plusieurs bassins hydrographiques ainsi que des eaux souterraines et eaux côtières associées, identifiée comme principale unité aux fins de la gestion des bassins hydrographiques
Dragage
Extraction de la vase du fond d'un plan d'eau, à l'aide de machinerie spéciale. Le dragage perturbe l'écosystème et cause un ensablement qui peut s'avérer fatal pour la vie aquatique

E

Equivalent habitant
quantité moyenne de pollution produite en 1 jour par une personne (exemple : 54 g de DBO5).
Espèce envahissante
qui se répand rapidement au détriment de nombreuses espèces indigènes. Leurs caractéristiques biologiques, comme une croissance rapide ou un taux de reproduction élevé, leur permettent de concurrencer et de supplanter à moyen ou long terme les espèces typiques d'un milieu naturel
Espèce invasive
espèce exogène (ou importée ou non indigène) et dont l'introduction provoque ou est susceptible de provoquer des nuisances à l'environnement ou à la santé humaine.
Etiage
période des plus basses eaux
Eutrophisation
Processus d'enrichissement des lacs et des étangs en éléments nutritifs dissous (essentiellement azote et phosphore), stimulant la croissance des algues et d'autres plantes microscopiques. Elle se manifeste par une prolifération excessive des végétaux dont la respiration nocturne puis la décomposition à leur mort provoque une forte diminution de la teneur en oxygène. S’en suit notamment une diminution de la diversité animale et végétale et des usages perturbés

H

Hydrophyte
plantes strictement inféodées aux milieux aquatiques et se développant en plaine eau. (Ex : nénuphars)

I

Indigène
espèce typique d'un milieu naturel.

L

Lit majeur
espace situé entre le lit mineur et la limite de la plus grande crue historique répertoriée
Lit mineur
espace fluvial, formé d’un chenal et de bancs de sables ou galets, recouverts par les eaux

M

Marais
Type de terre humide où ne s'accumulent pas de quantités appréciables de dépôts de tourbe et où domine une végétation herbacée. Les marais peuvent contenir des eaux douces ou des eaux salées, et être ou non soumis aux marées
Mégaphorbiaie
formation végétale qui se caractérise par des plantes de haute taille typiques des zones humides et envasés

N

Nappe souterraine
Les nappes aquifères sont alimentées par les eaux d'infiltration qui percolent vers la profondeur jusqu'à ce qu'elles rencontrent un niveau imperméable

P

Pannes
ce sont de petites dépressions d’eau douce temporaires en milieu dunaire favorables notamment aux batraciens et à une flore originale
PAPI (Programme d'actions de prévention des inondations)
Un PAPI a pour objet de promouvoir une gestion intégrée des risques d'inondation en vue de réduire leurs conséquences sur la santé humaine, les biens, les activités économiques et l'environnement. Outil de contractualisation entre l'Etat et les collectivités, il permet le financement de travaux pour la réduction du risque inondations.
Une première phase, le PAPI d'intention, permet la réalisation d'études pour aboutir à un diagnostic partagé par les acteurs du territoire et la définition d'un programme d'actions et de travaux (PAPI).
Partiteur
vannes qui permettent de répartir le débit de l’eau entre deux canaux
Pollution diffuse
pollution des eaux due non pas à des rejets ponctuels et identifiables, mais à des rejets issus de toute la surface d’un territoire et transmis aux milieux aquatiques de façon indirecte, par ou à travers le sol, sous l’influence de la force d’entraînement des eaux en provenance des précipitations ou des irrigations
Pollution ponctuelle
pollution due à des difficultés de manipulation des produits ou à des erreurs de pratiques de l’applicateur avant ou après traitement (vidange des restes de bouillies sur une cour…), ou encore à une mauvaise gestion des emballages vides de produits.

R

Ruissellement
Quantité de précipitations présentes dans les cours d'eau et les lacs de surface ; profondeur jusqu'à laquelle un bassin hydrographique serait couvert s'il y avait distribution uniforme de toutes les eaux de ruissellement d'une période donnée

S

S.A.G.E.
Document de planification fixant, pour un périmètre hydrographique cohérent, des objectifs généraux d'utilisation, de mise en valeur, de protection quantitative et qualitative de la ressource en eau. Le SAGE est établi par une Commission Locale de l'Eau (C.L.E.) et est approuvé par le préfet. Les S.A.G.E. doivent eux-mêmes être compatibles avec le S.D.A.G.E. (Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux)
S.A.U.
(Surface Agricole Utilisée) : Composée des terres labourables, des cultures permanentes ou non (sont compris les terrains en préparation et en jachère), des pâturages (ou « Surfaces Toujours en Herbe » ou S.T.H.) et des jardins familiaux.
A ne pas confondre avec la « surface agricole utile » correspondant à la S.A.U. augmentée des chemins et friches non productives (brousse) ainsi que des sols des bâtiments et cours
S.E.Q. Eau
Système d'Évaluation de la Qualité de l'Eau des cours d'eau ; outil d'évaluation de la qualité physico-chimique des eaux superficielles depuis 1999. Il existe également un S.E.Q. bio, pour la qualité biologique, un S.E.Q. physique pour la qualité des milieux physiques, un S.E.Q. eaux souterraines
Schéma d'assainissement
Ensemble des plans et textes qui décrivent l'organisation physique des équipements d'assainissement d'une collectivité (réseaux et stations)
Sédiments
Fragments de matière organique ou inorganique produits par l'altération de matériaux du sol, alluviaux et rocheux ; ces matières sont enlevées par l'érosion et transportées par l'eau, le vent, la glace et la gravité
Système séparatif
Système d'assainissement formé de deux réseaux distincts, l'un pour les eaux usées, l'autre pour les eaux pluviales. C'est un système usuel depuis les années 1970, le réseau d'eaux usées étant seul raccordé à la station d'épuration, le réseau d'eaux pluviales déversant les eaux généralement directement vers un cours d'eau
Système unitaire
Système d'assainissement formé d'un réseau unique dans lequel les eaux usées et les eaux pluviales sont mélangées et dirigées vers la station d'épuration quand elle existe. Pendant les périodes pluvieuses, une partie du mélange (trop plein) peut être rejeté par les déversoirs d'orage

T

Tourbières
ce sont des zones humides dont le sol est saturé en permanence d’une eau stagnante et donc pauvre en oxygène. Ce qui implique une décomposition très lente de la matière organique et la formation de tourbe

W

Watergang
ce sont des émissaires qui recueillent les eaux collectées par les réseaux de drainage ou les fossés particuliers. Ces eaux sont acheminées vers les canaux. Ceux-ci étant à un niveau le plus souvent supérieur d'environ 1 à 2 m à celui des Wateringues, le transfert des eaux se fait par des stations de relèvement (vis d'Archimède ou pompes)
Wateringues
Ce terme est l'addition du mot Water (eau) et du mot Ring (cercle) : cercles d’eau. Il s'agit d'un territoire qui serait encore un marécage si l'homme ne s'était battu durant des siècles pour l'assainir

Z

Z.N.I.E.F.F
Zone Naturelle d’Intérêt écologique Faunistique et Floristique : zone ayant fait l’objet d’un inventaire scientifique national sous l’autorité du Muséum National d’Histoire Naturelle pour le compte du Ministère de l’Environnement. Zone de type I = zone d’intérêt biologique remarquable et Zone de type II = zone recouvrant les grands ensembles naturels
Zone humide
La définition adoptée en France par les législateurs est celle de la loi sur l'eau du 3 janvier 1992 = "On entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année".
Elle a ensuite été précisée par circulaire listant les caractéristiques scientifiques retenus.
Zone inondable
Alors qu'une zone humide présente des caractéristiques hydrologiques, pédologiques (sol) et floristiques typiques de milieux « aquatiques », une zone inondable n’aura pas forcément ces caractéristiques typiques= c’est une zone susceptible d’être inondée soit une partie de l’année, soit une fois tous les 50 ou 100 ans…
Zone sensible
(au sens de la Directive européenne 91/271/CEE) : bassin versant dont les masses d’eau sont particulièrement sensibles aux pollutions. Il s’agit notamment des zones sujettes à l’eutrophisation et dans lesquelles les rejets de phosphore et/ou d’azote doivent être réduits
Zone vulnérable
(au sens de la Directive européenne Nitrates 91/676/CEE) : ce sont :
- des zones où les eaux souterraines et les eaux douces superficielles (notamment celles servant au captage d’eau destinée à la consommation humaine) ont une teneur en nitrates supérieure à 50 mg/l et les eaux menacées par la pollution dont les teneurs en nitrates sont comprises entre 40 et 50 mg/l et montrent une tendance à la hausse,
- des zones sujettes à eutrophisation pour lesquelles le facteur azote est responsable de la pollution.